vendredi 23 mai 2008
Songes et mensonges
C'est qd une personne ment qu'on peut vraiment savoir qui elle est vraiment, au fond...
C'est là qu'elle exprime sa fantaisie, ses rêves ses esperances profondes, au delà d'une réalité qui ne lui correspond pas pleinement.
Les mensonges sont parfois tellement sincères... et tellement revelateurs... des songes attrapés en plein vol...
Comme une vie décalée...un second degré du réel... Une fois une lumière plus intense sur des jours un peu ternes...une autre, un voile qui atténue une vérité aveuglante...
Mais le mensonge enivre les coeurs autant qu'il les déchire et laisse derriere lui une saveur aigre-douce, comme une tasse de café renversée sur la feuille blanche de nos chimères...
Le mensonge sauve...berce l'illusion....le mensonge tue... lapide à coup de mots...
Mens effrontée, mens!
Mens effrontément...
lundi 19 novembre 2007
Il est 17 heures
Il est 17 heures et il fait deja nuit. Un peu comme si le jour ne s'etait pas encore levé.
Dans mes bras un enfant dort. Le mien. Le point de depart. La toute premiere majuscule. Lui.
Une vie qui s'illumine comme d'autres s'eteignent.
Etrangete du commencement.
Le souvenir de matins brumeux, traversant le pont -celui des anges-qd il n'etait pas encore vraiment là.
Le temps passé, cet automne là, les yeux humides ds les reflets du fleuve.
On dit qu'avec le temps, tout s'estompe.
Aujourd'hui pourtant, j'ai comme un gout amer au bord des levres. Comme si tout n'etait qu'un eternel recommencement.
Cycle sans fin des tourments qui refont surface, presque inchanges, à peine decolores...
mardi 30 octobre 2007
30 octobre

Je me réfugie dans mes mots comme derriere un rempart. Rempart contre
le vent de la vie qui souffle souvent trop fort. De là, je peux voir
les feuilles tournoyer et la pluie battre le sol de ses goutes de
plomb... De là, à l'abris de la tristese du brouillard exterieur, je
ne sens plus la douleur, je l'observe. Et spectatrice de cette tempete
amère, je ne suis plus rien d'autre qu'un sanglot etouffé dans le
vide grandissant.
dimanche 28 octobre 2007
28 octobre
Il y a des sensations qu'on ne peut partager. Si intenses, si intimes, qu'aucun mot ne peut les definir. Parfois la vie ne laisse plus place qu'à un seul et unique sentiment, une solitude presque indecente, l'absence omnipresente. Dans ces moments, l'existence elle-même n'existe plus, seuls demeurent un vide dechiré, un abîme sombre et lourd. On perçoit au loin des silhouettes qui s'agittent, des ombres qui semblent tourner sans fin... et tapis au fond de notre âme humide et grise, on n'a même plus la force de verser une larme, parce que plus rien ne nous parle, et que ces fantomes qui virevoltent et dansent leur vie autour de nous de sont plus, à nos yeux, que cendres et poussieres.
Alors on laisse grandir ce puit d'amertume et on prie pour qu'il devienne sans fond, pour qu'on puisse s'y noyer sans effort et se perdre à jamais, absence au coeur de l'absence.
